XV de France : Emmanuel Meafou face à un moment décisif de sa carrière

Le deuxième ligne devrait être titularisé face à l’Australie, le pays où il a grandi, découvert le rugby et développé sa passion pour ce sport, sans toutefois parvenir à intégrer le circuit professionnel à ses débuts.
Cette rencontre contre l’Australie aurait pourtant pu lui filer entre les doigts. À deux reprises. La première lorsque Emmanuel Meafou (27 ans, 10 sélections) s’est réveillé jeudi dernier avec de la fièvre, touché par un léger virus qui l’a contraint au repos jusqu’au week-end. Le Toulousain avait déjà dû déclarer forfait pour le test face aux Fidji (34-21). La seconde alerte est survenue lorsque Charles Ollivon, repositionné exceptionnellement en numéro 4, a surpris tout le staff en livrant une prestation suffisamment solide et convaincante pour laisser croire qu’il pouvait s’installer durablement à ce poste.
Les questions autour de la capacité du géant rouge et noir (2,03 m, 142 kg) à retrouver l’intégralité de ses moyens, combinées à la possibilité de former une seconde ligne mêlant puissance et mobilité avec le Basque de Saint-Pée et Thibaud Flament — lui aussi de retour après son forfait contre les Fidjiens — ont alimenté les discussions internes. Les avis divergeaient encore il y a peu. Mais un facteur « extra-sportif » a pesé lourd. Peut-être davantage que les éléments strictement techniques. « On ne se voyait pas le priver de ce match », confie-t-on en interne.
Ce fameux « match », c’est surtout le premier que « Manny » Meafou s’apprête à jouer contre l’Australie. « Je sais à quel point cette rencontre a du sens pour lui », note Thibaud Flament, son coéquipier en club et en sélection. « Il a probablement un rendez-vous important avec son histoire ce week-end. »
Stade Rochelais : le pack maritime promis à quelques ajustements cet été

L’arrivée potentielle, dans les prochains jours, du centre castrais Adrien Séguret constitue une bonne nouvelle sur un marché particulièrement calme. Pourtant, plusieurs joueurs de La Rochelle devraient quitter le club à l’issue de leur contrat en juin 2026.
Après avoir renforcé son secteur offensif durant l’été 2025, le Stade Rochelais envisage désormais d’apporter des ajustements à son pack pour la saison prochaine. Mais, comme de nombreuses autres équipes majeures du Top 14, le club maritime attend d’y voir plus clair concernant l’évolution du futur salary cap et du plafond de la masse salariale pour planifier sereinement. Certains acteurs du championnat souhaitent une baisse, tandis que d’autres — parmi lesquels les Rochelais — disposent des moyens pour supporter une éventuelle augmentation.
La Rochelle, qui a reculé dans la hiérarchie des clubs comptant le plus de joueurs premium en équipe de France (un paramètre permettant d’obtenir des crédits supplémentaires), devrait néanmoins retrouver davantage de marge de manœuvre en 2027.
Formule 1 : Lando Norris signe d’emblée le chrono de référence lors des EL2 à Las Vegas

Après que Charles Leclerc a dominé la première séance, c’est Lando Norris qui a pris le relais en signant le meilleur temps des essais libres 2.
Le Britannique Lando Norris (McLaren) a réalisé la référence chronométrique de la deuxième session du Grand Prix de Las Vegas, 22e étape sur les 24 que compte le Championnat du monde de Formule 1. Sur le tracé urbain du Las Vegas Street Circuit (6,201 km), il a devancé l’Italien Andrea Kimi Antonelli (Mercedes) et le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), le plus rapide en EL1, avec des écarts de 29 et 161 millièmes.
Derrière ce trio, l’Allemand Nico Hülkenberg (Sauber) s’est illustré avec une surprenante quatrième place, suivi des Racing Bulls d’Isack Hadjar et de Liam Lawson. George Russell (Mercedes) décroche le septième temps, juste devant Alexander Albon (Williams) et le quadruple champion du monde Max Verstappen (Red Bull). Lewis Hamilton (Ferrari), septuple champion du monde, complète le Top 10.
Oscar Piastri (McLaren), toujours en lice pour le titre face à Norris, doit se contenter du 14e temps, à près d’une seconde de son coéquipier.
Les deux autres Français de la grille, Pierre Gasly (Alpine) et Esteban Ocon (Haas), terminent respectivement 12e et 19e. La séance a été perturbée par près de vingt minutes d’interruption en raison d’une plaque d’égout instable. Après un premier drapeau rouge d’environ quinze minutes pour permettre une inspection de la piste, les pilotes ont retrouvé le circuit pour une poignée de minutes avant qu’un second drapeau rouge ne soit brandi, la plaque semblant toujours bouger.
Ce problème rappelle l’incident de 2023, lorsque la Ferrari de Carlos Sainz avait été lourdement endommagée après avoir percuté une plaque d’égout descellée lors du retour de la F1 à Las Vegas.
Handball – Nationale 1 : surpris par Sud Mayenne, le GLBH aborde un match crucial contre Rouen

Le Grand Libournais Handball (GLHB) se rendait en Mayenne avec ambition et confiance, samedi 15 novembre, porté par ses récents succès, construits notamment grâce à des joueurs souvent discrets mais décisifs.
Ce déplacement ne laissera toutefois pas un grand souvenir à l’entraîneur libournais. « Je fais partie de cette défaite : j’ai sous-estimé cette équipe malgré l’analyse vidéo. Nous avons très mal défendu et Sud Mayenne a trop souvent trouvé des situations de un contre un. Résultat : peu d’opportunités de contre pour nous, et leur gardien a réalisé plusieurs arrêts importants. De plus, les consignes n’ont pas été totalement respectées, donc, logiquement, ça ne suffit pas pour viser la première place. Et nous voilà désormais hors du podium », reconnaît Romain Cazemajou.
« Une nouvelle occasion manquée »
« C’est la deuxième fois cette saison que nous ratons la possibilité de devenir leaders. Saint-Ouen possède deux joueurs de très haut niveau et Sud Mayenne a proposé un jeu régulier du début à la fin. Le constat est simple : il nous manque encore de la constance pour prétendre à la première place », poursuit le coach. Le GLHB pointe désormais au quatrième rang du classement avec 19 points.
À l’approche de la 10e journée, l’Union Sud Mayenne occupe les devants, tandis que Rouen — attendu au gymnase Kany à Libourne ce samedi 22 novembre à 20 h 30 — se présente en tant que dauphin (20 points). Les Hauts-Normands arrivent lancés : cinq victoires lors de leurs six dernières rencontres, dont une face à Saint-Ouen, alors leader. Une dynamique qui tranche avec leur début de saison difficile marqué par deux défaites et un nul.
Feuille de match – Sud Mayenne
Merceron (14 arrêts), Aunave (2 arrêts), Boudin Wiertz (2/3), J. Cadel (4/8), P. Cadel (0), Canoine (0), Chaillou (0/1), Claire (1/5), Duverge (2/5), Levasseur (2/3), Louis Sydney (1/1), Meynard (0), Ronsse (11/15), Teyssier (7/10).
Volley – Ligue A féminine : Bordeaux-Mérignac veut valider son regain de forme

Les Burdis se déplacent ce samedi soir à Évreux avec l’ambition d’enchaîner une troisième victoire consécutive. La tâche ne sera pas simple face à une formation normande où évoluent trois anciennes joueuses bordelaises.
Il y a encore une semaine, un tel scénario paraissait improbable, tant Bordeaux-Mérignac sortait d’une série de cinq revers d’affilée. Pourtant, les Girondines aborderont cette rencontre avec un tout autre visage, portées par deux succès convaincants.
La dernière victoire a d’autant plus de valeur que, menées deux sets à rien, les Bordelaises ont su renverser la situation sans leurs deux cadres, Svobodova et Budrak, laissées sur le banc. Cette gestion a offert du temps de jeu à Constance Plat et permis d’observer la complémentarité du duo Nielson–Fricova. Le pari était risqué, et Guillaume Condamin ne le nie pas. Mais il assume pleinement : « Je préfère qu’en avril, les filles retiennent une belle épopée en Coupe de France plutôt qu’une élimination en huitièmes. C’était important de passer. Finalement, le choix s’avère gagnant sur les deux fronts. »
Le Cannet en ligne de mire
L’aventure se poursuit donc pour le BMV, qui retrouvera Le Cannet en quarts de finale le 16 décembre. D’ici là, il faudra confirmer le redressement dès ce samedi à Évreux, face à une équipe bien connue des Bordelaises : Walspeck y a évolué quatre ans, tandis que Svobodova, Plat et Del Moral y ont chacune passé une saison. Elles recroiseront aussi plusieurs anciennes partenaires, dont Katia Tetuanui, Tess Bakana et Justine Chéreau, aujourd’hui très motivées à l’idée d’affronter leur ancien club.
Les Girondines devront afficher leur meilleur niveau dans une rencontre où le staff a fixé un objectif clair : décrocher impérativement trois points. Évreux, promu en LNA via une wild card de la Ligue, a souffert lors de son recrutement, mais cela ne l’a pas empêché de dominer Marcq-en-Barœul 3-1 après un premier succès contre France Avenir (3-1). Guillaume Condamin attend de ses joueuses sérieux et application pour éviter toute déconvenue.
Le match
Évreux (11e / 6 pts) – Bordeaux-Mérignac (10e / 6 pts), ce samedi à 20 h.